Unglee s'est fait connaître à la fin des années soixante-dix par ses films expérimentaux qui ont été montrés en France et à l'étranger, puis dans les années quatre-vingts par ses photographies de Tulipes. Parallèlement à ses expositions, depuis le début des années quatre-vingt-dix, il est intervenu dans les revues d'art telles que Art Press, Art Présence, Technikart ou la Revue d'Esthétique, dans lesquelles il a publié ses "Disparitions", articles nécrologiques fictifs de quotidiens dans lesquels sont racontés sa vie et la passion qu'il a toujours eue pour les tulipes. Ces travaux qui s'inscrivent au confluent du langage et des arts visuels dégagent un esprit ironique et une élégance grinçante, bien qu'ils mettent en abyme sa disparition toujours répétée.

Il a réalisé des installations : Hommage à la pelle à neige lors de l'inauguration de la rue Marcel-Duchamp dans le treizième arrondissement de Paris (1995), dont le film éponyme constitue une trace ; A la recherche de Giulietta Fabrizzi au centre d'art contemporain de Basse-Normandie (1998) ; Pourquoi ? à la galerie Gisèle Linder à Bâle (2007).

Il a fait des envois postaux : A la recherche de Giulietta Fabrizzi en collaboration avec Ghislain Mollet-Vieville (1996), Puzzle (2010) ; ainsi que des lectures de son travail : à la Galerie des archives à Paris (1997), à la Fondation d'entreprise Ricard (2011). A partir de 1998, son travail plastique s'est prolongé dans un ensemble de pièces radiophoniques réalisées sur France-Culture : A la recherche de Giulietta Fabrizzi (1998), De Unglee à Giulietta Fabrizzi (2001), Le secret d'Aldo Mettezetti (2006), Aldo Mettezetti (2007), L'Orien- tal (2009).

Le 26 janvier 2002, à Drouot Richelieu, dans le cadre de la vente Les Avant-garde organisée par Ghislain Mollet-Vieville avec l'Etude de Maître Cornette de Saint-Cyr, il a mis en vente une des boucles d'oreille de Giulietta Fabrizzi accompagnée de divers documents. L'ensemble a été reproduit dans le numéro hors-série d'Art Press consacré aux fictions d'artistes en avril 2002.

En 2003, dans le cadre de Sélest'art, il a investi les espaces publicitaires de la ville de Sélestat en y présentant une série d'affiches intitulées Indiscrétions.
Entre 2000 et 2005, il a tourné une série de vidéos autour du thème de la déclaration d'amour qui sont des sortes de chanson sans musique : nOn (2000-2001), J'aime quand tu danses (2001- 2002), J'aime tes parfums (2001-2002), Parce que (2003), Dans le soleil (2003), Ne dors pas (2004), J'ai peur (2005), Regarde-moi (2005). Ses vidéos ont été montrées, entre autres, au Lieu Unique à Nantes, au Museum Africa à Johannesburg, au Centre Pompidou, au Printemps de septembre à Toulouse, au Centre d'art contemporain de Basse-Normandie, aux Instants Vidéo de Manosque, à la Kunstfilmbiennale à Cologne, au musée du Jeu de Paume à Paris, lors de l'exposition intitulée Ne dors pas à La Chaufferie à Strasbourg. Début 2005, la Maison européenne de la photographie à Paris a présenté une rétrospective de ses films au moment même où la Scam organisait une rétrospective de ses vidéos. En 2006, quatre de ses vidéos ont été montrées dans l'exposition Eros dans l'art moderne à la Fondation Beyeler à Riehen/Bâle.

En 2010, septembre éditions a reçu l'aide à l'édition du CNAP pour l'ouvrage intitulé Unglee - Puzzle qui retrace la vie et l'œuvre d'Unglee. En 2011, sur une proposition de Christian Alandete, la galerie DIX9, rue des Filles du Calvaire à Paris, a présenté son exposition Hollywood - Las Vegas, 1987-1989.

En 2012 il a bénéficié d'une aide à la recherche du Centre National des Arts Plastiques pour son projet Tulipe Bleue – Sculpture Immatérielle. La fragrance, créée pour lui par Domitile Bertier, parfumeur chez IFF, est dévoilée en avant première dans le cadre des Rives de la Beauté à Paris en 2014. En novembre de la même année la galerie lui consacre une exposition : On le croyait heureux.

En 2015 la galerie présente Unglee Goes To Hollywood, un solo show dans le cadre de Paris Photo Los Angeles. A la même période l'installation Tulipe Bleue – Sculpture Immatérielle est réalisée pour la première fois à la galerie Please Do Not Enter down town Los Angeles. Un peu plus tard le festival Côté court à Pantin lui consacre une rétrospective de ses films et vidéos.

En 2015 l'ensemble de ses films 16 mm sont rentrés dans les collections du musée d'art moderne du centre Georges Pompidou à Paris qui leur a consacré une soirée spéciale en décembre 2015. C'est à cette époque qu'a eu lieu la présentation parisienne de Tulipe Bleue – Sculpture Immatérielle à la galerie. En 2016 il participe à l'exposition Les années 1980 Insoutenable légèreté au centre Georges Pompidou à Paris.