Unconscious Anxiety
Vue de l'exposition
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26.03.2009 - 02.05.2009

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Chiharu Shiota est une artiste japonaise célébrée pour ses installations et performances et plus connue pour créer des environnements poétiques, monumentaux et délicats. Parmi les thèmes chers à l'artiste citons ceux du souvenir et de l'oubli, du rêve et du sommeil, les traces du passé et de l'enfance. Shiota utilise différents médiums pour donner corps à ces sujets, le plus célèbre d'entre eux étant d'impénétrables installations faites avec des fils noirs qui, souvent, enserrent dans leurs dispositifs des objets chers à l'artiste de part leur charge symbolique. Citons un piano calciné, une robe de mariée. Parfois même l'artiste elle-même dormant. Tendus à travers l'espace de la galerie ou du musée, ces étranges cocons de fils noirs expriment le désir de l'artiste de dessiner l'espace et représentent les angoisses physiques de l'artiste connu. Elle dit: « La création de fils est le reflet de mes propres sentiments. Un fil peut être remplacé par le sentiment. Si je tisse quelque chose et qu'il se révèle être laid, tordu ou noué, tels doivent avoir été mes sentiments lorsque je travaillais. ».

Une autre facette de son oeuvre apparait dans les installations entièrement faites de cadres de fenêtres de Berlin. Shiota assemble ces fenêtres pour former une nouvelle structure architecturale pour devenir alors une maison, une haute tour, ou les dispose de façon à évoquer des cadres vides dans un atelier d'artiste. Ils ont été collectés par l'artiste lors de visites à des sites de démolition qui, après la chute du Mur en 1989, sont apparus dans toute la ville, associés au démantèlement et la démolition de bâtiments innombrables. Ces images, ces fenêtres, ont été les ouvertures par lesquelles les personnes vivant dans l'ex-Berlin-Est ont regardé et vu, dans un autre temps et espace. Imprégnés des souvenirs de leurs anciens propriétaires, ils agissent maintenant comme des traces, des stigmates de ce qui s'est passé avant.

Shiota s'approprie le langage pictural des installations et performances des années 1970 des femmes artistes. Ses performances, dans lesquelles elle explore sa propre endurance physique, prennent leur source dans l'oeuvre de Marina Abramovic et son analyse de la perception physique et spatiale se rapproche sous certains aspects de l'oeuvre de Rebecca Horn, deux artistes auprès desquelles Shiota a travaillé. Sa mise en oeuvre des matériaux utilisés, des tissus et des fils, fait écho aux travaux de Louise Bourgeois ou Eva Hesse, dont l'oeuvre est imprégné des mêmes thèmes de déracinement, de déplacement et d'identité, qui ont marqué Chiharu Shiota depuis son exil du Japon à l'Europe.

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