FABIAN KNECHT

Exposition L’Assaut de l’Illusion, Arts Santa Mònica
L’Assaut de l’Illusion propose une lecture de l’art comme outil de production d’illusions et de tromperies, et explore la manière dont, au fil de son histoire, celui-ci a progressivement façonné à la fois notre désir et ce que nous entendons par « réalité ».
L’exposition aborde des notions telles que la post-vérité, les dynamiques de pouvoir et les mécanismes dissimulés derrière la création hégémonique de fictions et d’illusions. En somme, elle interroge les procédés qui sous-tendent la capacité de l’art à générer des formes de tromperie finissant par influencer notre manière de percevoir le monde.
L’exploration de ces concepts prend la forme d’un parcours au cours duquel le public est lui-même initié au raffinement et à l’opacité des techniques artistiques de dissimulation, lesquelles occultent des rapports de pouvoir complexes. Ce cheminement s’accompagne d’une réflexion critique sur le rôle historique des arts dans l’élaboration de ces procédés, et avance l’hypothèse suivante : dans un monde traversé par les deepfakes et l’intelligence artificielle/création, le rôle de l’art ne devrait-il pas être précisément de dévoiler ces techniques élaborées au fil des siècles ?
 
PARCOURS
Afin de transformer la visite en une véritable expérience de réalité, L’Assaut de l’Illusion propose un parcours scénographique dynamique — ponctué de miroirs, de voiles et de cloisons mobiles accueillant diverses contributions d’artistes — qui conduit le public à entrer et sortir sans cesse de l’illusion créée par les œuvres elles-mêmes.
Le parcours constitue une transition permanente entre différents modes de représentation et le chevauchement des attentes que cela peut susciter chez le spectateur : une peinture produit un effet de réalité distinct de celui d’une photographie, d’une vidéo ou d’une installation, et l’exposition joue constamment des passages d’un effet de réalité à un autre, à travers la superposition des formats.
Pour produire cet effet de transition, de superposition des points de vue et des strates discursives, l’exposition s’organise en quatre parties le long du parcours :
  1. L’espace de l’illusion, lieu où les lois de l’espace ne sont pas au service de la raison mais de la séduction, gouverné par la volonté de manipuler le point de vue.

  2. L’espace de la révélation, qui met en scène la désarticulation et le dévoilement technique du premier espace. Cette révélation demeure toutefois naïve, car nous savons tous, depuis l’enfance, que toute illusion est un artefact.

  3. L’espace du questionnement, où les artistes se rebellent contre les effets produits et agissent tels des exorcistes de la machine, s’interrogeant sur le rôle de ces technologies de l’illusion à notre époque.

  4. L’espace de la récapitulation, qui présente une généalogie de la manière dont l’art, au fil de son histoire, a produit ce va-et-vient de voiles et de dévoilements, analogue à celui auquel le public a été soumis au terme de ce parcours.

 
Artistes : A.A. Murakami (Azusa Murakami et Alexander Groves), Alain Josseau, Aneta Grzeszykowska, Anish Kapoor, Antonio Gagliano et Verónica Lahitte, Berndnaut Smilde, Chico Amaral, Fabian Knecht, Ilê Sartuzi, Juan Antonio Cerezuela, Julia Santa Olalla, Klaus Frahm, Leandro Erlich, Lucrecia Dalt, MANS O et Joan Sandoval, Manuel Calderón, Miquel Màrtir, Núria Güell, Víctor Enrich, Xesca Salvà.
Commissariat : Enric Puig Punyet
Scénographie : Estrella Benito et Samantha Fung
Conseil technique : Francesc Isern
Conseil en recherche curatoriale et scénographie du cabinet d’instruments : Albert Chamorro
Image graphique : Mònica Molins
 

LIEN VERS L'ÉVÈNEMENT

Du 18 mars au 27 septembre 2026
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