Vernissage jeudi 10 septembre 2026, 14H00 – 21H00

 

La galerie Christophe Gaillard Brussels est heureuse de présenter Old DNA, la première exposition personnelle de l’artiste hollandais Folkert de Jong au sein de la galerie.

 

Reconnu pour son utilisation singulière de matériaux industriels, Folkert de Jong développe une œuvre sculpturale qui interroge les notions de pouvoir, de mémoire et de transmission. En travaillant des matériaux issus de l’industrie pétrochimique, traditionnellement destinés à l’isolation ou à la construction, il renverse les hié rarchies établies entre matériaux nobles et matériaux ordinaires, tout en remettant en question les récits historiques et les valeurs culturelles qui façonnent notre perception du monde. Les personnages qui peuplent ses installations semblent appartenir à des temporalités et des univers différents. Pourtant, ils partagent des interrogations similaires : Comment le passé continue-t-il de façonner notre présent ? Que subsiste-t-il d’une époque lorsque les récits s’effacent et que les croyances évoluent ? Avec Old DNA, Folkert de Jong explore les traces persistantes de notre histoire. Elle n’y apparaît jamais comme un récit figé, mais comme un héritage vivant qui se transforme au contact de nouvelles idées, d’images et d’identités.

 

Le titre évoque d’abord une mémoire ancienne, génétique : un ensemble de vestiges, de souvenirs et de codes culturels transmis de génération en génération. Dans l’œuvre de de Jong, ces couches invisibles prennent une forme tangible. Sculptures et installations investissent l’espace telles les incarnations d’une mémoire collective, à la fois familière et étrangère, monumentale et fragile.

 

Mais Old DNA renvoie également au paradoxe du progrès. Le désir de corriger les erreurs du passé, de modifier une programmation héritée, porte en lui la possibilité de l’échec, du déclin ou de nouvelles formes de dégénérescence. Entre aspiration au renouveau et impossibilité d’effacer ce qui nous précède, l’exposition met en lumière la complexité de notre rapport à l’histoire.

 

Réunissant plusieurs ensembles sculpturaux, Old DNA invite le visiteur à s’interroger sur les récits dont il hérite, les rôles qu’il endosse et les futurs qu’il construit à partir de cette mémoire. Entre décrépitude et renaissance, mémoire et imagination, Folkert de Jong compose un univers où les croyances anciennes res- surgissent sous des formes parfois inquiétantes, parfois absurdes, mais toujours profondément humaines.

 

Depuis le début de sa carrière, Folkert de Jong s’est imposé grâce à ses sculptures grandeur nature réalisées en mousse de polystyrène et en mousse de polyuréthane, matériaux habituellement utilisés dans les secteurs de la construction, de l’architecture ou des décors cinématographiques. En détournant ces matériaux éphémères et industriels, il compose des scènes où s’entremêlent violence, pouvoir, catastrophe et tragédie humaine.

 

Nourrie de références à l’histoire de l’art autant qu’à l’actualité politique et sociale, son œuvre met en scène des univers grotesques et théâtraux, situés dans un futur aux accents post-apocalyptiques. Fasciné par les zones d’ombre de la psyché humaine, l’artiste confronte le spectateur à des figures ambiguës où le grotesque côtoie la vulnérabilité.

 

Né à Alkmaar en 1972, Folkert de Jong grandit à Egmond aan Zee, sur la côte néerlandaise. Il débute une formation d’infirmier, qu’il abandonne rapidement, avant de s’installer à Amsterdam en 1992. Il y étudie les arts appliqués et l’histoire de l’art dans le cadre d’une formation pédagogique, dont il obtient le diplôme en 1996. En 1998, il est admis à la Rijksakademie van beeldende kunsten d’Amsterdam, où il poursuit sa formation artistique et obtient son diplôme en 1999.

 

Il participe ensuite à plusieurs résidences internationales, notamment à l’Inter national Studio & Curatorial Program (ISCP) de New York en 2004-2005. Depuis, il développe une carrière internationale, exposant dans de nombreuses institutions de premier plan, parmi lesquelles le Groninger Museum aux Pays- Bas, le MUDAM – Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean au Luxembourg, le Middelheimmuseum à Anvers, The Hepworth Wakefield au Royaume-Uni, le Portland Art Museum aux États-Unis et le Museum of Contemporary Art Tucson.